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vol.10 - édition -01

Quand l'électronique rencontre la peinture

 

24 HEURES - 6 novembre 2014
Marie-Hélène Chartrand

Qui aurait cru qu'un jour, la création d'une peinture soit le point de départ d'une trame sonore de musique électronique. C'est précisément ce que le projet électro-acrylique propose.

«L'objectif de ce projet c'est de faire rencontrer le low-tech, la peinture, avec le high-tech, la technologie, et de voir comment un peut influencer l'autre», explique l'artiste-peintre Alec Stephani.
Sur le site Internet du projet, on peut lire : «Le coup de pinceau a un son. Le son a une forme. La forme a une image», quelques mots résumant bien le concept derrière cette production artistique inusitée.
Des micros sont collés à l'arrière de la toile afin de capter le bruit des pinceaux puis les sons sont envoyés vers une console et retravaillés en direct par le DJ Pfreud, de son vrai nom Frédéric Laurier.
«On cherchait a atteindre un effet de feedback, à s'influencer mutuellement dans nos créations respectives», explique Alec.
Après une performance électro-acrylique, le public peut non seulement se procurer une toile, mais également la musique composée lors de la création de l'œuvre.


Genèse


Alec Stephani a eu l'idée de ce projet en 2008, lors d'un évènement à la Tohu où il réalisait une toile en direct accompagné de musiciens. Ces derniers n'avaient pas de partition et étaient libres d'improviser.
«Le but était de créer une oeuvre picturale et une œuvre musicale qui s'influencent l'une l'autre, mais à l'époque il n'y avait rien de branché», se rappelle le peintre.
«Comme j'ai tendance à peindre assez sec, les pinceaux frottent et ça fait du bruit, le batteur à eu le réflexe de me suivre, d'imiter ma rythmique», ajoute-t-il.
Ainsi, un dialogue s'est amorcé entre les deux artistes. Par la suite, Alec Stephani a voulu pousser l'expérience plus loin en utilisant des micros pour capter le bruit de ses pinceaux.
«J'ai mis longtemps à trouver quelqu'un qui voulait embarquer dans le projet. Je suis allé voir des réalisateurs de studio, des ingénieurs de son et ils m'ont tous répondus que c'était quasiment impossible comme je leur demandais de faire un travail de studio en direct», fait-il remarquer.

Ce dernier s'est finalement trouvé un partenaire en DJ Pfreud qui aurait répondu à sa proposition : «Ça semble impossible à réaliser, et c'est pour ça que ça me tente! »
Le duo a par la suite mis environ un an pour trouver sa vitesse de croisière.

Respirer par la création


LAMBERT EXPRESS - 26 février 2014
Par Pierre-Léon Lafrance

Alec Stephani peint, mais il n’est pas que peintre, il écrit, mais il n’est pas qu’auteur, il fait de la musique, mais il n’est pas que musicien, il fait de la photo, mais il n’est pas que photographe. Pour lui ces modes d’expression et les autres qu’il utilise ne sont que cela, des outils pour s’exprimer.


À la base Alec Stephani est un créateur. Il le dit lui-même « J’ai vraiment, viscéralement, le besoin de créer. Alors quand je trouve un média qui correspond à ce que je veux faire au moment où je veux le faire, c’est lui qui sort.» L’expression d’Alec Stephani est urbaine et il cherche à l’inscrire dans l’urbanité présente. Il se défend de faire une observation ou une critique de l’urbanité même s’il admet qu’à travers une partie de ses créations et de ses designs il cherche souvent à revenir à la conscience artisanale d’antan et à l’émotion que suscitaient alors les objets.

Repenser le vélo et le fauteuil roulant


Un exemple de cette façon de voir se trouve dans le design de vélos qu’Alec Stephani a fait pendant de nombreuses années. Il en faisait déjà depuis un certain temps lorsqu’il en est venu à se demander ce qu’était un bon vélo. « Je suis revenu à la base et je me suis dit qu’il fallait aller chercher la conscience de l’objet avant même de créer l’objet. Qu’est-ce qu’un vélo au niveau émotif ? Un souvenir, une appartenance, une impression, un moyen de transport, un compagnon ? C’est tout cela à la fois. J’ai donc décidé de créer un vélo culturel, un vélo émotif dont on a envie de se servir pour des gens qui ne font pas de vélo et qui ne connaissent pas le vélo. Je voulais aussi qu’on retrouve le plaisir du vélo qu’on laisse dans la ruelle et l’émotion de liberté qui peut s’en dégager. » C’est ainsi qu’est née la gamme Urbanista, des vélos techniquement ultramodernes au design et à la fonctionnalité émotive d’une autre époque.

Alec Stephani a délaissé ses vélos pour collaborer maintenant avec une entreprise qui fabrique des fauteuils roulants en carbone pour gens actifs, des chaises de tous les jours, précise-t-il, très légères et très design. Il a abordé ce nouveau défi un peu de la même façon qu’il l’avait fait avec les vélos. Il a donc mis de côté ses préjugés et il a essayé l’objet. « J’étais à dix mille lieux de penser qu’un fauteuil roulant pouvait être un objet aussi performant, aussi efficace, aussi léger, aussi design aussi. » Alors, pourquoi ne pas en faire un objet de fierté, demande-t-il, pourquoi se handicaper davantage avec un objet qui ne répond pas aux besoins ?

Le projet électro-acrylique, de la musique sur toile
Quoi de plus normal pour un artiste multidisciplinaire que de vouloir faire le pont entre plusieurs formes d’expression ? Quoi de plus étonnant que les formes d’expression choisies soient la musique et la peinture ? C’est justement ce qui surprend dans le projet électro-acrylique.

Il s’agit essentiellement d’une rencontre, d’une conversation, sur scène, entre le peintre Alec Stephani et le designer sonore DJ Pfreud qui allie musique et peinture. La musique est en quelque sorte créée par le bruit du pinceau sur la toile qui devient un instrument. Il s’agit de placer des capteurs sonores sur la toile et les sons ainsi recueillis sont transformés, changés, amplifiés, malaxés, synthétisés et réalimentés au peintre qui y répond par d’autres mouvements, d’autres coups de pinceau et la conversation picturo-musicale s’engage.Il a fallu un an pour trouver les instruments électroniques adéquats et pour en arriver à créer une méthode de communication entre les deux artistes sur scène puisque rien du genre n’avait jamais été tenté. « Des musiciens sur scène arrivent à communiquer entre eux de façon non verbale en suivant des paramètres très connus. Il fallait qu’on développe une méthode pour savoir comment communiquer et que cela donne quelque chose de cohérent parce que cela aurait pu être un désastre total. Alec Stephani et DJ Pfreud ont déjà donné quelques représentations de cette conversation picturo-musicale avec un certain succès semble-t-il. À le regarder et à l’écouter, on a vraiment l’impression qu’Alec Stephani est une véritable machine à créer. Jusqu’où ira-t-il ? L’inspiration lui fera-t-elle défaut un jour ? Pas certain ! En cours d’entrevue, sans que la question ne lui soit directement posée, il a dit « Ce qui me motive dans la création, c’est toujours se dire....et si... et si on allait plus loin et si c’était possible. »


www.motioncomposites.com — www.mutek.org/fr
 

Alec Stephani fait tourner la roue


MAGAZINE LAMBERT - 04 juin 2012
Par Suzanne Laliberté

 

La multiplication des activités créatives est le quotidien d’Alec Stephani. Cet artiste-peintre et designer de vélos est fasciné par les anciennes mécaniques et par les vieux bâtiments industriels. Un original, ce Lambertois ? C’est peu dire, il conçoit aussi des sous-marins et écrit des romans !

L’héritage familial

Originaire de Suisse, Alec Stephani vient d’une famille de créateurs. Sa mère était portraitiste et enseignante, et son art a fait vivre la petite famille après la mort du père. Ce dernier provenait d’une famille de médecins, et cette carrière lui avait été imposée. Cependant, le père d’Alec, ayant l’âme d’un ingénieur, a choisi la radiographie, une spécialité high-tech à l’époque. Il a commencé à modifier sa propre machine, mais les protocoles de sécurité en matière de radiations étaient presque inexistants ; il est décédé précocement. Les parents d’Alec lui ont donc légué deux héritages : l’amour de l’art et de la technologie. Il navigue avec facilité entre ces deux univers dont le fil conducteur est la créativité.

L’arrivée

Alec se décrit comme un réfugié culturel ! Ayant étudié en graphisme, il travaillait déjà dans le domaine de la publicité en Suisse, avant son arrivée au Québec en 1988, à l’âge de 23 ans. Mais le système hiérarchique typique des vieux pays ne satisfaisait pas son effervescence créatrice. « Au Québec, si tu as une bonne idée, on t’aide, tandis qu’en Suisse, on ne t’aide que lorsque tu as réussi ». Alec avait déjà un emploi dans le secteur publicitaire à son arrivée au Québec, mais c’est surtout la musique qui a favorisé son intégration. Arrivé sans ses claviers, il s’est improvisé chanteur et a été recruté par un band avec lequel il a fait une soixantaine de concerts par année pendant 10 ans.
 

La sabbatique

Arrive alors la récession de 1990, et Alec se retrouve au chômage. Il décide de consacrer ce temps à créer. « Le petit Suisse en moi regardait ça de haut et se disait : “ Tu n’as pas le droit ”, mais j’avais besoin de cette sabbatique. Cet hiver-là, j’ai peint sans arrêt ! » Dans son appartement de l’époque, situé au deuxième étage, il y avait des peintures et des sculptures partout, ainsi que cinq motos en pièces détachées. « Je ne suis pas un gars de garage. Dans la mécanique, c’est le côté sculptural qui m’intéresse. Ma réflexion va au-delà de la technologie, elle s’articule par rapport à l’objet, à la beauté de la pièce.
 

La peinture

C’est à cette époque qu’est née la série de peintures intitulée Mécanique. En peinture, la démarche actuelle d’Alec se veut un travail de mémoire des objets, des architectures et des lieux, de leur valeur et de leur passage dans le temps. Elle est aussi un questionnement sur la conception de ces objets et architectures, l’esthétisme et la durabilité étant devenus des notions trop souvent obsolètes.

Les sous-marins

Cette même année, un ami étudiant à l’École de technologie supérieure (ETS), Éric Deschamps, lui propose de participer à un concours international de conception et de course de sous-marins à propulsion humaine. La deuxième version de leur sous-marin Omer a battu le record du monde de vitesse sous l’eau, et depuis (ils en sont à la neuvième version), l’équipe bat ses propres records, toutes catégories confondues. « Ils sont fous ces ingénieurs ! Avec ce projet, j’ai été propulsé dans un univers complètement différent. C’est avec eux que j’ai appris le design industriel. »

Les vélos

Après la sabbatique et l’expérience sous-marine, Alec réalise que le milieu de la publicité ne correspond plus à ses valeurs. Un ami le recrute alors pour refaire l’image graphique et le catalogue de l’entreprise OGC, un distributeur de vélos et d’accessoires de cyclisme. Il accepte le mandat sans grand enthousiasme. Mais grâce à l’expérience des sous-marins, les dirigeants de l’entreprise comprennent les capacités d’Alec en design industriel. On lui propose alors de développer une ligne d’accessoires de vélo. Ce projet, concret, correspond mieux au type de création qui l’interpelle. Puis, en 2001, OGC décide de créer ses propres vélos. En collaboration avec un collègue expert de ce sport, Alec crée les cinq premiers vélos de la réputée marque Opus. Depuis, 95 modèles ont été développés.
« C’est quoi, un bon vélo ? », questionne Alec. « Plus encore que la haute technologie, le design doit réveiller la sensation de plaisir. Comme lorsqu’on était enfant et que notre vélo était l’objet magique qu’on enfourchait pour partir à la découverte du quartier. » Le courant Slow Bike, originaire d’Angleterre, est une philosophie qui va en ce sens, explique Alec. « Au lieu de penser comme un automobiliste, le cycliste peut choisir d’autres voies, propices à l’observation de l’architecture et de la nature, comme un enfant préférera spontanément la ruelle à la circulation de la grande rue. »


L’écriture

Toutes ces réflexions amènent Alec à démarrer le blogue Urbanista*, qui présentait la gamme éponyme des vélos Opus via des articles et des entrevues, et il découvre alors le plaisir de l’écriture journalistique. Mais Alec avait déjà commencé à écrire des romans dès 1990. Il a commencé par une toute petite histoire de science-fiction devant faire 4 ou 5 pages, mais qui s’est terminée par 200 pages ! Suivent trois romans portant sur la sculpture (Métal), la peinture (Le pinceau d’ocre) et la musique (La dernière note). Bien sûr, Alec aimerait être publié. « Telle une peinture qui, lorsqu’elle est installée dans le salon particulier, prend une autre forme, l’écriture doit circuler et avoir sa vie propre », explique Alec. Comme son écriture est très visuelle, il songe aussi au cinéma. Bref, sa carrière d’écrivain est en devenir. « On verra… », dit Alec, philosophe.

Les performances

Récemment, Alec a commencé à tâter de la performance. « Le goût pour la performance vient d’une scène que j’avais écrite dans le roman La dernière note. Je voulais vivre moi aussi cette expérience. » Il planche présentement sur un projet d’improvisation mélangeant art visuel et électro-acoustique. « J’ai amené ma peinture dans le design, mais pour la première fois je l’intègre à la musique. »

L’avenir

Peinture, écriture, musique, design, mécanique, performance et sculpture… où cela le mènera-t-il ? « Mon parcours m’a maintes fois montré que ce qui semble être des directions professionnelles différentes est en fait une suite logique à ma véritable passion : créer ! » La carrière prometteuse de ce « Da Vinci lambertois » est donc à surveiller, car il est impossible de prédire dans quelle direction elle ira !

*Le blogue Urbanista a existé durant cinq ans. Il n’est plus en ligne.


Opus “Cervin”, collection Urbanista. Inspiré d’une Jeep Saharienne de 1940 et de Indiana Jones.


Ses favoris


Film: Les ailes du désir, de Wim Wenders l’a profondément marqué.


Musique : Arvo Pärt, Fauré, Debussy et Borodine, Keith Jarret, Miles Davis, Dan Touin, Brand New Heavies, Zéro 7, Meshell Ndegeocello et Daft Punk.


Voyages : New York, San Francisco, Paris, Berlin, Venise.


Passe-temps  : Créer, créer et créer !


Cause sociale  : Le vélo comme mode de vie.


Restaurant  : Bidon Taverne Culinaire, évidemment!

De la publicité au design de vélos


LA PRESSE - 05 mars 2012

Emilie Laperrière, collaboration spéciale

Ils ont étudié en biologie, en sciences politiques ou en droit. Aujourd'hui, ils sont musiciens, programmeurs de jeux vidéo ou éleveurs de canards. La Presse dresse leur portrait et démontre que l'école ouvre bien plus qu'une porte.


La publicité et la conception de vélos ont peu en commun. C'est pourtant les deux domaines dans lesquels Alec Stephani a travaillé, après son diplôme en graphisme à l'École des arts décoratifs de Genève.

«C'est lors d'un événement portes ouvertes que j'ai eu un coup de coeur pour la publicité. Je voulais transmettre mon message par l'image. J'avais d'ailleurs déjà des contrats pendant mes études», dit Alec Stephani.

Après avoir travaillé comme directeur artistique dans une boîte de publicité, le principal intéressé s'installe à Montréal en 1988, pour poursuivre sur la même voie.

Une remise en question l'attend toutefois au détour. «Je réalisais que je mettais ma créativité au service de produits auxquels je ne croyais pas. J'ai même refusé de travailler sur des mandats qui étaient en contradiction avec mes valeurs», se rappelle M. Stephani.


Un sous-marin à propulsion humaine

Un ami lui propose alors de travailler avec lui sur une idée à des années-lumière du marketing: en collaboration avec l'École de technologie supérieure (ÉTS), ils conçoivent le projet Omer, un sous-marin à propulsion humaine. «C'est ce qui m'a amené vers le design concret», estime Alec Stephani. Ils ont d'ailleurs créé un monstre, puisque le projet Omer en est à... Omer 8, selon Alec.

Depuis, ce dernier se consacre au design de vélos, principalement à la gamme Opus. «Tout le monde me pose la question «C'est quoi, un bon vélo? «. J'essaie constamment d'y répondre et de mieux définir le concept de vélo urbain», explique-t-il.

Sa mission: faire redécouvrir le vélo aux citadins. «Concevoir la meilleure bicyclette du monde, c'est facile. Tu prends les meilleures composantes et tu les assembles. Le défi, c'est de faire un vélo accessible, puisque chaque détail compte.»

Sa formation et son expérience en publicité l'aident beaucoup dans son travail. «Je suis à l'aise dans les communications, la mise en marché et le marketing. Mais la publicité, c'est devenu un outil plutôt qu'un métier», réalise Alec Stephani. Nul doute que ce touche-à-tout saura continuer longtemps de mettre sa créativité à profit.

Mécaniques humaines, selon Alec

 

MEDIA SUD - 20 octobre 2012

Nathalie Paquin

L’artiste multidisciplinaire Alec propose à l’Espace Création, à Saint-Lambert, l’exposition « Alec - Les humains et le métal », où il livre une interprétation bien sentie d’une corrélation tout en nuances entre la machine et l’homme, énergies à la fois opposées et complémentaires.

De la statique de la machine industrielle et de ses composantes de métal, à la machine humaine, énergie toujours latente et véritable terreau d’émotions, Alec élabore son propos. Un discours qu’il puise tant dans l’inertie de l’objet industriel, cette force froide en attente de fonctionner, conçue et pensée toutefois par l’homme, que dans le repos et l’apaisement de celui qui a manœuvré dans l’effort. Se côtoient ainsi deux univers intimement liés, en équilibre, tel le yin et le yang.

« Ce qui m’a toujours intéressé depuis 20 ans, sur toute ma démarche, c’est ce moment charnière du début de l’industrialisation, où l’artisanat était encore présent dans la façon de fabriquer les objets. Pendant 20 ans, c’était surtout dans l’abstraction que je travaillais, sur cette mémoire, cette énergie, cette mécanique. Et depuis trois ans à peu près, je voulais aller plus concrètement en faisant du figuratif et j’ai commencé par des objets… J’ai voulu voir l’émanation des objets, ce qui pouvait en sortir », explique Alec.

Ainsi, après avoir peint des pièces mécaniques tel douilles, vis, tuyaux, etc. le créateur de ces objets, l’humain, a pris une place plus importante dans l’œuvre. Jusqu’à ce que cet humain soit lié avec ces mêmes pièces ou appareils industriels. Utilisant le médium acrylique et la puissance évocatrices des grands formats, Alec propose une vision très actuelle, urbaine et figurative, qui s’inscrit non pas en représentation exacte des choses, mais en une gestuelle vigoureuse, brossée, sans excès de détail.

Son expérimentation l’amène à revenir graduellement à une certaine forme d’abstrait dans le figuratif. « Non pas une recherche de technique, mais plutôt de libération par rapidité du geste », ajoute l’artiste originaire de Suisse – où il a reçu une formation en graphisme – et résident québécois depuis 24 ans. « Et maintenant, l’humain est la piste à suivre », de conclure Alec au sujet de sa démarche artistique actuelle.